La conservation des systèmes legacy AS/400 – IBMi est une piste qui est aujourd’hui privilégiée par de nombreuses entreprises. Pour autant, la pérennité de ces systèmes est conditionnée au maintien dans le temps et au renouvellement générationnel des compétences AS/400 – IBMi.

Systèmes legacy : la disparition des compétences historiques

En 2020 et selon IBM, 100 000 entreprises dans le monde, dont 3 000 à 4000 en France, ont fait le choix de conserver leurs systèmes legacy sous AS/400 – IBMi. Ces derniers sont utilisés soit en back office pour créer de nouveaux services capitalisant sur les données métier de l’AS/400, grâce à des architectures de type Service-Oriented Architecture (SOA) et/ou Event-Driven architecture (EDA), soit en tant qu’applications opérationnelles destinées à un usage interne.

Ce qui ne va pas sans poser des problèmes de gouvernance tant l’historique des évolutions et le manque de documentation peuvent faire défaut après trois décennies, ou plus, de bons et loyaux services de ces systèmes legacy. Sans compter qu’il faut, depuis quelques années compter, sur une raréfaction des compétences. Avec, d’une part, le départ en retraite progressif des spécialistes historiques des systèmes IBM. Et, d’autre part, l’apparition de technologies plus modernes qui ont conduit les écoles d’ingénieurs à abandonner les enseignements liés à ces environnements.

Si bien que la question du maintien opérationnel de ces environnements, qu’il faut exploiter, maintenir et faire évoluer, se pose régulièrement. Et avec elle celle des compétences à mobiliser pour pérenniser l’IBMi, que ces dernières soient internes ou externes.

Outiller le legacy pour attirer les talents

Considéré comme des dinosaures de l’informatique, ces systèmes ne rencontrent pas l’adhésion des jeunes générations de développeurs. Ces derniers leur préfèrent des technologies plus récentes, bénéficiant dans la majorité des cas d’interfaces de développement et autres frameworks faciles à prendre en main

Pourtant, depuis près de 30 ans, de nombreux ateliers de génie logiciel (AGL) proposent des interfaces de développement spécifiques aux systèmes IBMi. Ce qui a d’ailleurs sensiblement facilité la maintenance et les évolutions des applications legacy. Plus récemment, IBM a lancé l’interface RPG Freeform afin de rendre plus intuitif le développement dans ce langage.

Ces efforts sont à louer bien sûr. Mais pour accélérer la transformation digitale, il est indispensable de disposer de studios de développement capables d’aller bien au-delà des seuls systèmes IBMi et de se connecter à d’autres technologies. C’est le cas, par exemple, avec notre AGL Adelia Studio, qui permet de concevoir des applications Web riche de type RIA (Rich Internet Application) aux standards Java, HTML5 et CSS3, des applications Web JAVA J2EE, des applications graphiques client / serveur et, bien entendu, des applications en mode caractère 5250 natives sur IBMi.

Vers une portabilité des compétences AS/400 - IBMi

Mais alors, qui pour remplacer les « historiques » des systèmes IBMi, aujourd’hui en retraite ou bientôt sur le départ ? Si les ingénieurs en informatique déjà rompus au développement sur d’autres technologies n’ont que peu de chance d’être attirés pour ce challenge, tant la tension sur leur marché est déjà forte, plusieurs pistes sont toutefois envisageables. Par exemple des techniciens et programmeurs titulaires de diplômes Bac +2/3 ou encore des ingénieurs issus d’autres spécialités en reconversion.

Dans tous les cas, au-delà de former ces collaborateurs pour qu’ils puissent acquérir les compétences associées aux systèmes legacy, il s’agit de penser à leur avenir et à leur employabilité à plus long terme, au sein de la structure et plus globalement sur le marché du travail. Cela passe par des formations continues à d’autres technologies ou à d’autres compétences pour évoluer vers de nouvelles fonctions.

Pour convaincre les candidats potentiels de l’intérêt de développer leurs compétences sur les systèmes AS/400 et IBMi, un effort de persuasion et de formation est indispensable. Il est dans les mains des entreprises et de leurs partenaires IT en l’absence, à ce jour en tout cas, d’investissement de la part des écoles d’ingénieurs.

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Laurent Coutellec

Practice Manager Transformation SI & Data, Responsable pôle Transformation du SI

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Vincent Amet

Delivery Manager, Responsable pôle Transformation SI

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