Les épisodes de confinement, et le télétravail associé, constituent de véritables révélateurs du « style » de gouvernance, de management et plus globalement des relations sociales d’une entreprise. Aux côtés des indispensables outils de la collaboration à distance, la transparence et la confiance restent de loin les principaux piliers de l’agilité et de la résilience d’une organisation.

2019 et 2020 : l’accélération du télétravail

Au cœur de l’actualité sanitaire de 2020, le télétravail avait d’ores et déjà connu une phase d’accélération massive à la fin de l’année 2019 en région parisienne, du fait d’une période de grève très dure, particulièrement dans les transports publics, qui avait rendu les déplacements quotidiens des actifs très difficiles. La tendance n’a fait que s’amplifier en 2020 avec les confinements.

Une accélération massive qui a été l’occasion, pour de nombreuses entreprises, d’équiper leurs collaborateurs d’un certain nombre d’outils informatiques pour une pratique sereine du télétravail sur le long terme : stations mobiles de travail, sécurisation des accès distants, solutions collaboratives telles que Microsoft Office 365 par exemple. Mais également de mettre en place ou faire évoluer leurs accords télétravail avec les représentants du personnel.

Crise et management : des décisions claires… et éclairées

Toutefois, un certain nombre de freins étaient maintenus en matière de télétravail. Et notamment la question du management et les modalités que celui-ci peut épouser lorsque les équipes sont à distance de manière prolongée. Or avec le confinement « dur » du printemps 2020, le choix n’était plus donné aux entreprises et aux managers : il a bien fallu adapter le management à cette situation exceptionnelle.

Avec le recul, outre une implication rapprochée des représentants du personnel (de réunions mensuelles à hebdomadaires par exemple), ce qui en est ressorti c’est qu’il était nécessaire de trouver un équilibre dans le management entre décisions à la fois claires et fortes (surtout en période aussi incertaine) et indispensable écoute des équipes. En d’autres termes, encore plus qu’en présentiel, il s’agit de mixer top-down (pour afficher des orientations claires) et bottom-up (pour rester à l’écoute des équipes, ce qui est difficile à distance).

Concrètement, cela donne une séquence managériale en quatre temps : prise de décision claire par la direction, information et explications aux managers, lesquels se chargent alors d’en informer leurs équipes et, enfin, d’en recueillir rapidement (dans les 48 heures) les remontées afin d’éclairer et d’adapter ces décisions ou de prendre en compte les problématiques individuelles. Car c’est l’une des leçons du premier confinement : en télétravail généralisé, il s’agit de ne laisser personne « au bord de la route ». Et ce, quel que soit le problème : enfants à la maison, difficultés de connexion, isolement, logement peu adapté au télétravail.

De façon plus globale, dans une période anxiogène comme celle-ci, il est primordial de coupler une grande transparence quant à la santé économique de l’entreprise et une écoute permanente, notamment via la mise en place d’enquêtes internes par exemple. Et ceci également afin d’organiser au mieux les priorités de retour au bureau quand c’est faisable ou encore de proposer des formations aux collaborateurs dont l’activité est réduite.

Réseau social d’entreprise : maintenir (voire créer) les relations sociales

Si du côté management, des freins ont longtemps subsisté concernant le télétravail, nombreux sont également les collaborateurs à rester dubitatifs. Car le travail en présentiel reste un lieu de relations sociales. L’une des conséquences du télétravail est de couper ces relations quotidiennes, ce qui peut être mal vécu par de nombreuses personnes dans l’entreprise.

Dans ce contexte, la mise en œuvre d’une plateforme de communication et de collaboration ou d’un réseau social d’entreprise (RSE), tel que Workplace from Facebook, est une solution pour maintenir le lien social entre tous : en complément des solutions de productivité, ce type d’outils favorise les échanges ou encore l’entraide sur de nombreux sujets. Un lieu informel dans lequel la direction doit s’impliquer et être présente quotidiennement.

C’est par exemple dans le RSE que des questions, parfois même sur sa propre situation personnelle, peuvent être posées et auxquelles une réponse individuelle doit être apportée. De la même façon, le lien social, c’est aussi célébrer les « bonnes nouvelles » via le RSE : nouveau contrat signé, nouvel arrivant, anniversaire, etc. Enfin, pour ce qui concerne les nouveaux arrivants à intégrer à distance en temps de confinement, ce type de plateforme constitue un très efficace moyen de véhiculer la culture d’entreprise.

Pour les entreprises multisites, le RSE offre même la possibilité de faire connaissance, d’échanger sur ses hobbies (sport, cuisine, musique…) et de mieux connaître certains collaborateurs situés dans d’autres régions ou pays. Pour la direction, c’est là où l’ambiance générale et le « moral des troupes » peuvent être évalués. Afin, le cas échéant, de prendre les mesures qui s’imposent pour rectifier le tir.

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Par Nicolas Odet
Président, HARDIS GROUP

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