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En 2022, le monde comptait 94 zettaoctets de données, soit 97^21 octets de données. Chaque entreprise compte des millions (voire des milliards !) d’enregistrements. Disposer d’une stratégie de gouvernance des données est donc essentiel.  

De quoi parle-t-on ?

Une gouvernance des données, c’est la combinaison d’une organisation, de processus et de documentation, le tout adossé à des outils qui sont des facilitateurs, mais qui ne sont pas LA solution. L’objectif est de garantir que les informations sont comprises et utilisées de manière efficace et à bon escient par les différents acteurs de l’entreprise.

La gouvernance se tient à différents niveaux :

  • Les données de référence.
  • La qualité des données (de référence mais pas que).
  • La connaissance de la donnée : le sens, la localisation, le cycle de vie, la circulation.
  • La valorisation des données : une chaine décisionnelle unifiée et un catalogue d’indicateurs et de dimensions clair.
  • La sécurité des données : l’accès à l’information, la protection et la supervision.

On pourrait ajouter un dernier niveau qui est celui de l’intégration des données. Sans cette maitrise, sans un outillage adéquat, la donnée restera silotée… Un autre ennemi de la gouvernance.

Une gouvernance de données, pourquoi, pour qui ?

S’organiser, s’outiller pour mieux gérer les données vise plusieurs objectifs : 

  • Gagner en efficacité opérationnelle. 
    • Combien de temps les métiers passent à la ressaisie d’informations entre les applications ? 
    • Combien de temps les analystes passent à la compilation de donnée de référence ou de la qualité de donnée pour produire des indicateurs et tableaux de bord ? 
    • Combien de temps passent les MOE, MOA ou analystes à essayer de comprendre le sens des données ? 
  • Augmenter la capacité à délivrer de la valeur. 
    • Connaitre le sens exact d’une donnée, d’un indicateur. 
    • Avoir des données de référence fiables. 
    • Disposer de zones de stockages transverses à l’entreprise, … 
    • Tout cela contribue à fournir des analyses plus efficacement, en évitant notamment : de réinventer la roue, de mauvaises interprétations, et à être en capacité d’être plus innovant en croisant toutes les données de l’entreprise. 
  • Sécuriser les données. 
    • Connaitre les données et savoir qui peut accéder à quoi, permet de mettre en place les processus et les outils régulant ces accès. L’objectif étant de se mettre en conformité vis-à-vis de la réglementation et de se prémunir d’actes malveillants. 
    • Une donnée qui sort des systèmes, voilà ce qui rend fou un DPO (délégué à la protection des données) ! Car une fois « dehors » la donnée n’est plus du tout protégée… mais qui n’a jamais demandé une extraction d’une base de données parce qu’on connait bien le DBA… ? Sans procédures, c’est le far-west de la data ! 
  • Sécuriser les projets d’intégration. 
    • Connaitre les sens des données, savoir où les trouver et comment elles sont diffusées dans le SI, sécurise les projets d’implémentation ou d’évolution d’applications en accélérant les phases d’analyses d’impact et de conception. 

Les bénéficiaires d’une gouvernance des données efficace sont donc à plusieurs niveaux. 

Les décideurs pourront disposer de tableaux de bord et d’indicateurs plus rapidement mais surtout avec des résultats bien plus fiables. Ceci favorise également l’innovation dans la découverte et le croisement des données permettant de produire de nouvelles informations potentiellement primordiales dans le développement de l’entreprise. 

Les analystes seront plus efficaces dans la production d’indicateurs puisqu’ils disposeront de référentiels fiables, de définitions claires sur les données et indicateurs. 

Les métiers pourront consacrer plus de temps à leurs activités plutôt qu’à du traitement de données avec 2 conséquences à cela : 

  • Les gains de productivité comme nous l’avons vu. 
  • La lutte contre la “shadow IT” : les métiers n’auront plus besoin de construire des fichiers de référentiels pour pallier les défauts des systèmes en place. 

Les équipes IT (MOE, développeurs) auront une meilleure compréhension des données manipulées, des règles qui les régissent (qualité), leur permettant de délivrer des solutions au métier plus efficacement. 

Enfin le DPO pourra s’appuyer sur l’organisation, les outils et les processus pour faciliter la mise en conformité de l’entreprise vis-à-vis de la réglementation mais aussi vis-à-vis des règles que l’entreprise, ou le secteur, impose. 

 Nous n’avons pas listé ici de manière exhaustive tous les avantages apportés par une gouvernance de données. Mais il est assez aisé d’apercevoir que, moyennant de l’organisation et des outils appropriés, cela peut rendre l’entreprise bien plus efficace tant au niveau opérationnel qu’au niveau même de son développement. 

La gouvernance n’est plus une option. Tous les leviers d’efficacité doivent être activés pour conserver la compétitivité de l’entreprise. 

Cependant, il n’est pas si simple de la mettre en œuvre. Si tout le monde en est bénéficiaire dans l’entreprise, nombreuses sont les résistances… ben oui ! On y arrivait comme ça jusqu’à maintenant (Si ! Si ! J’ai entendu au fond de la salle !). Cela provient généralement de méconnaissance et d’incompréhension qu’il faut lever. 

Nous reviendrons bientôt sur ce sujet dans un prochain article. 

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Marc DAUDIN

Expert data

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